Bandes dessinées lues en 2002
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![[Mémoire cache]](images/memoire-cache.jpeg) |
Nomad
24/12/2002
Les couvertures et le format de ces albums
(relativement petit format, 100 pages) ne le cachent
pas, il s'agit de bandes dessinées de type mangas. Mais
de manga à la française (le scénariste est Morvan,
également scénariste de Hk, bien
meilleur). Ainsi, le scénario peut paraître simpliste
et déroutant pour les habitués de la BD européenne, le
dessin également. En fait, les deux premiers tomes se
lisent comme on regarde un film d'action, les suivants
tournent un peu en rond et basculent parfois dans
l'étrange. Pas déplaisant mais à lire d'un oeil
indulgent.
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![[Le destin de Jane]](images/le-destin-de-jane.jpeg) |
Fog - Volumes 1 à 2
24/12/2002
D'emblée, on est séduit par les couleurs et l'ambiance
qui se dégage de cet album. On est loin des couleurs
informatisées et ça fait du bien, vive l'ocre, le gris,
le brun, on sent un réel soucis d'accorder ces couleurs
page par page. Le scénario est plutôt classique mais
bien enlevé, les rouages se mettent parfaitement en
place pendant ces deux tomes, qui constituent le premier
cycle.
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![[Le puit des abîmes]](images/le-puit-des-abimes.jpeg) |
Sanctuaire - Le puit des abîmes
05/12/2002
J'avais adoré le premier tome de Sanctuaire (USS Nebraska, dont le dessin
est rugueux mais quasi cinématographique et dont le
scénario, mi Abyss, mi Cthulhu, mène lentement le
lecteur dans un climat glauque et angoissant et
huis-clos. Après avoir lu ce deuxième tome, le
premier tome devient presque lent et pâle, tellement
celui-ci est opressant. L'angoisse monte jusqu'aux
dernières pages, qui sont apocalyptiques et il faut
avouer que les couleurs participent à ce climat
malsain de film d'horreur (chapeau au scénariste et au
dessinateurs, qui devraient passer à la réalisation de
films !). Bref, une excellente BD, au dessin et au
scénario maîtrisé, à lire tout seul chez soi tard le
soir, avec toutes les lumières éteintes sauf la lampe
de chevet.
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![[Exode]](images/exode.jpeg) |
Libre à jamais - Exode
12/11/2002
Autant je n'avais pas aimé le tome précédent, qui
reproduisait en accéléré l'histoire du premier cycle de la
guerre éternelle, autant ce tome est très intéressant et
original. En fait, on se demande pourquoi avoir édité le
premier... Le dessin a bien évolué depuis le premier
cycle (et même depuis l'album précédent) et avec des
années en plus, les personnages sont méconnaissables. Le
thème des vétérans qui ne trouvent plus leur place dans le
monde est ici traité avec bien plus de finesse que dans
les tomes précédents et leur rebellion est excellente.
Des dialogues savoureux et une fin étonnante font de cet
album un véritable plaisir à lire.
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![[Frêres de sang]](images/freres-de-sang.jpeg) |
Chinaman - Frères de sang
12/11/2002
Chinaman est l'exemple type de la bande dessinée
d'aventures à caractère historique. Mais ici, ce
contexte est plutôt original (la vie d'un émigrant
chinois aux États-Unis au siècle dernier).
Curieusement, j'accroche moins à ce tome qu'aux
précédents. C'est peut-être à cause des personnages,
dont le stéréotype est exagéré ces derniers albums,
c'est peut-être à cause de la trame, qui reproduit
pratiquement à l'identique les albums suivants, tout en
s'appauvrissant. Ceci-dit, Chinaman reste une bande
dessinée de qualité, au dessin très fin et aux couleurs
assez bien réalisées, agréable à lire. À recommander
aux amateurs d'histoires et d'aventure.
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![[Mon père saigne l'histoire]](images/mon-pere-saigne-l-histoire.jpeg) |
Maus I
12/11/2002
Maus, c'est un monument de la BD. Il s'agit d'un essai
quasi unique dans son genre, d'une bande dessinée
historique racontant au jour le jour la vie du père du
dessinateur pendant la shoah. Il s'agit avant tout d'un
témoignage, le dessin s'effaçant derrière la narration,
parfois drôle, souvent féroce. Art Spiegelman réussit
le tour de force de raconter un épisode aussi noir de
l'histoire sans insister sur les effets dramatiques,
mais avec une force hors du commun grâce à tous les
petits détails qui transparaissent par le support du
dessin. J'attends avec impatience de tomber sur le
volume deux.
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![[Meresankh ou le choix de Seth]](images/meresankh-ou-le-choix-de-seth.jpeg) |
Sur les Terres d'Horus - Meresankh ou le choix de Seth
12/11/2002
Ayant adoré Khaemouaset ou
la loi de Maat, je ne pouvais que me jeter sur cet
album (oui, je sais, j'aime toutes les BD d'Isabelle
Dethan ;-)). Le premier tome s'arrêtait de manière
ouverte, laissant énormément l'imaginaire travailler.
Ce tome dévoile une partie du mystère à peine esquissé
dans le premier, sans pour autant donner toutes les
pistes. Les personnages sont vraiment attachants,
d'une rare humanité, le dessin superbe comme toujours.
Quand aux couleurs, elles sont tout simplement
magnifiques, on reste en admiration sur les paysages.
De l'aventure et de l'émotion ajoutent à ce tome le
rythme qui manquait peut-être dans le premier, on
pardonnera ainsi la fin du tome quelque peu abrupte
mais qui promet une fin de cycle des plus
intéressantes.
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![[La meilleure des mères]](images/la-meilleure-des-meres.jpeg) |
Murena (volumes 1 à 2)
18/10/2002
Ceux qui aiment le péplum seront comblés par cette
superbe série, au dessin subtil et aux ambiances tantôt
feutrées, tantôt effrayantes. On y retrouve l'époque de
Néron (chapeau au documentaliste) avec son lôt
d'intrigues à faire passer Richelieu pour un ange, de
trahisons, d'ors et de luxe. Le scénario est bien
évidemment tiré de fais réels, avec toutefois un
traitement romancé. Le résultat est superbe et
haletant. Une vraie réussite, mais une mention spéciale
pour la préface, d'un historien, qui mériterai d'être
jeté aux lions pour dévoiler la fin du cycle !
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![[Jean sans lune]](images/jean-sans-lune.jpeg) |
De cape et de crocs - Jean sans lune
13/10/2002
De capes et de crocs est une série construite par des
amoureux de théatre. Certes, le scénario fait
constamment référence à l'art dramatique, mais c'est
surtout la construction du scénario, le rythme et les
personnages qui font de cette série un spectacle coloré
et vivant. En outre, l'humour non-sense, la parodie,
les dialogues surréalistes et les situations décallées
rendent la lecture très plaisante. Ce tome clôt le
premier cycle et apporte une réponse inattendue à de
nombreuses intérogations. De plus, il ouvre de manière
fracassante un deuxième cycle prometteur. Une série
sans prétention, amusante et attachante.
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![[Trolls dans la brume]](images/trolls-dans-la-brume.jpeg) |
Trolls de Troy - Trolls dans la brume
13/10/2002
Un bon Trolls de Troy, où Arleston revient uax origines
quasi gauloises de la série (l'ombre de Goscinny plâne sur
le scénario). Autant le dernier tome avait été décevant,
autant celui-ci est jubilatoire, tantôt fin, tantôt lourd
... mais c'est ce qu'on aime chez les trolls ! Les
dialogues sont vifs et les jeux de mots toujours aussi
tordus, quand au dessin, toujours égal à lui-même.
Peut-être le meilleur album de la série.
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![[Gladys]](images/gladys.jpeg) |
Pin-up (volumes 3 à 6)
13/10/2002
Lorsque j'ai lu (puis relu) le premier cycle de la
série Pin-Up, j'avais été enchanté par les personnages,
de la frêle et innocente Dottie au vilain Miller, en
passant par le GI obsédé par une femme virtuelle. Dans
ce cycle, les personnages ont peu de relief et
l'intrigue, confuse, ne parvient pas à ce qu'on s'y
attache. En outre, des éléments scénaristiques plutôt
ridicules viennent gâcher le plaisir du lecteur (c'est
fou comme les avions ont tendance à se crasher sans
raison et comme les héros s'en tirent avec quelques
égratignures sans conséquences). En bref, un cycle très
en dessous du premier et bien que le dessin soit
toujours aussi beau, on s'ennuie ferme.
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Miss (volumes 1 à 4)
12/09/2002
Vous aimez la
série noire ? Alors oui, cette BD est pour vous. Ce sont
les aventures de deux personnages hauts en couleur dans la
pègre de la prohibition. Certes, bien qu'il s'améliore
d'un album à l'autre, le dessin est plutôt rebutant d'un
premier abord, mais il participe à l'ambiance autant que
les couleurs, grises, sales. Mais la véritable force de
cette série est le scénario, digne d'un vrai roman
graphique, avec des dialogues et des situations
percutantes, avec de vrais personnages, sensibles et durs,
profonds, réels.
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![[Le vol du corbeau]](images/le-vol-du-corbeau.jpeg) |
Le vol du corbeau
10/09/2002
Le vol du corbeau est écrit dans la lignée du
« Sursis, » qui se passait à l'époque de l'occupation et
qui mettait en scène la vie de deux Aveyronnais. Dans ce
cycle, on croise celle que l'on croit être la soeur de
Cécile, l'héroine du cycle précédent. Le dessin (à
l'aquarelle) de Gibrat est toujours aussi magnifique et
son Paris est des plus réussi. Malgré une première partie
un peu lente et des dialogues moins percutants que ceux du
« Sursis, » cet album est très bon, on se laisse bercer
par le rythme doux de l'intrigue et les personnages tous
plus attachants les uns que les autres, y compris les
crapules. Vivement le suivant !
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![[Les liens du sang]](images/les-liens-du-sang.jpeg) |
Le tueur - les liens du sang
09/09/2002
La suite de la saga du Tueur. Je reste en manque de
superlatifs pour cette série. Cet album est aussi bon que
les précédents et développe la personnalité de personnages
un peu laissés de côté les albums précédents. Toujours
conté à la première personne subjective, avec peu de
dialogues, le scénario est dense, haletant et cynique. On
tremble avec le tueur pour lui et son équipe. Côté
dessin, Jacamon fait toujours partie de mes dessinateurs
préférés: le niveau de détail de son dessin est
hallucinant, au point où on se surprend à fixer certains
dessins au bout du nez pour se convaincre qu'il ne s'agit
pas d'une photo: Jacamon mixe le photoréalisme et la
suggestion, tout en travaillant en profondeur dans la
lumière. Assurément un des meilleurs albums de
l'année.
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![[Zéro Absolu]](images/zero-absolu.jpeg) |
Zéro Absolu
22/08/2002
Une autre série de Christophe Bec, le dessinateur de
« Sanctuaire, » aux Humanos. Visiblement, lui et
Mazarano, le scénariste, se sont amusés car le dessin est
parsemé de références à d'autres BD (des images reprises
de Maus par exemple) et plusieurs pages sont des extraits
de films BDifiés par Bec. Bien que déroutant, le procédé
augmente le côté cinématographique du dessin, nerveux,
âpre et sombre. Côté scénario, on retrouve le même schéma
que Sanctuaire, une équipe de bidasses, avec un humour
très militaire, qui débarque dans un coin inconnu avec une
mission qui les dépasse. Le script est directement pompé
de nombreux films et n'est donc pas original pour deux
sous, mais cette BD reste assez palpitante malgré des
invraissemblances et les maladresses du scénario, du
moment qu'on reste bon public. À réserver aux amateurs du
genre.
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![[Massilia]](images/massilia.jpeg) |
Hk - Massilia
06/08/2002
Une BD surprenante, entre le manga (le premier cycle
d'Hk a clairement des accents manga) et la BD européenne.
Le dessin est surprenant jusque dans ses moindres détails
(y compris dans une scène d'amour à tomber par terre, qui
court sur plus de sept pages). Les couleurs informatisées
sont pour une fois au service du dessin pour lui donner un
look « jeu vidéo. » Bien que le scénario (une histoire
d'amour dans une caserne) soit léger, on s'attache bien
vite aux personnages, tout particulièrement à Karl, le
héros, qui promène sa nonchalance jusqu'au moment où il ne
pourra plus faire semblant que rien ne le touche.
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![[Shadow]](images/shadow.jpeg) |
Largo Winch - Shadow
06/08/2002
Peu de choses à dire de cet album, qui s'insère
exactement dans la suite du précédent. Un peu décousu je
trouve, mais bien plus thriller, avec je trouve un peu de
retour aux sources des précédents albums. Les ficelles
sont un peu grosses, mais au final toujours aussi
distrayant.
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![[...]](images/la-pitie-des-bourreaux.jpeg) |
Bouncer - La pitié des bourreaux
06/08/2002
Bouncer, c'est noir ... très noir. Étonnant de la part
de Boucq et Jodorowsky qui nous déjà fait de très belles
séries humanistes. La pitié des bourreaux est le tome
deux, celui qui clôture la série. J'aime toujours autant
le dessin de Boucq, ses personnages tous plus laids les
uns que les autres, ses couleurs et les grands espaces
pour lesquels ont sent qu'il s'est amusé. Au final, un
bon western bien noir avec un brin d'histoire initiatique,
cette BD ravira les fans d'Enio Moricone et les lecteurs
les plus cyniques. En tout cas, superbe.
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![[Crochet]](images/crochet.jpeg) |
Peter Pan - Crochet
06/08/2002
Loisel continue la saga Peter Pan, à la fois fidèle au
récit original et totalement iconoclaste (on est loin de
Walt Disney !). Cet album est riche en surprises, tout
comme les précédents, et nous en ménage une de taille tout
à la fin, il relance totalement l'intrigue ! Certains
personnage (dont Crochet) sont de plus en plus attachants
... vivement le prochain album.
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![[La Tour]](images/la-tour.jpeg) |
La Tour
06/08/2002
La tour est une de ces BD qu'on lit comme un monument.
J'adore le dessin de Peeters, qui est pharaonique à
l'image de la Tour, cet immense ensemble aux dimensions
improbables et aux multiples détails. Peeters a été
architecte, ça se voit. Le dessin de la Tour joue avec
les lumières et donne une impression d'après-midi d'été,
ce qui est très fort en noir et blanc, avec quelques
images colorisées par ci par là dans l'album. J'adore cet
album, il est à la fois très humain et totalement
nonsense comme tous les albums des cités
obscures. Un vrai roman graphique.
|
... une longue période sans lecture de nouvelles BD pour cause
d'interdiction de sortie ...
![[La Dette]](images/la-dette.jpeg) |
Le Tueur (volumes 1 à 3)
05/06/2002
Si vous n'aimez pas le cynisme, ne lisez pas cette
série. Elle raconte les aventures désabusées d'un tueur à
gages solitaire et blasé, à la morale toute personnelle et
discutable. Le dessin est simple, réaliste mais plus
dépouillé mais suggessif que photoréaliste. Le dessin du
Tueur utilise très efficacement les jeux de lumière et les
couleurs pour suggérer un décors, une ambiance (des
bas-fonds de New York aux plages sablonneuses du
Vénézuella). Tout au long d'albums qui couvrent chacun
une histoire quasiment auto suffisante, la trame de fond
s'épaissit et se raffine. Le Tueur (irrésistible avec ses
manies et sa tête de professeur) a été spolié et il n'est
pas content. Et c'est tant mieux pour nous, on en
redemande.
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![[La Frontière Invisible]](images/la-frontiere-invisible1.jpeg) |
La frontière invisible
05/06/2002
Je dois l'avouer, j'adore les dessins de Schuitten,
j'adore les univers biscornus et nonsense de
Peteers (lisez Brüssel). Cet album est plutôt
différent des précédents dans le sens où il s'interesse de
très près à la psychologie des personnages, là où dans les
précédents, le décors et les événements prenaient le pas.
La Frontière Invisible apporte de plus une réflexion
politique sur l'utilisation de la cartographie par les
gouvernements (la carte n'est pas le territoire). Malgré
tout, on retrouve toujours l'humour décallé des Cités
Obscures et, surprise, un compagnon canin qui accompagne
le héro dans ses déplacements. Une bonne nouvelle que
Peteers et Schuitten se remettent à l'ouvrage. :-)
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![[L'Héritier]](images/l-heritier.jpeg) |
Largo Winch (volumes 1 à 4)
29/05/2002
Évidemment, j'avais déjà lu Largo Winch (et plusieurs
fois, même). Il ne s'agit donc pas d'une découverte mais
plutôt d'une redécouverte. Que dire ? Que Largo Winch
est toujours aussi agaçant par son attitude de premier de
la classe, mais qu'on lui pardonne tout parcequ'après
tout, c'est un sacré charmeur ? Que bien que l'histoire
soit grand public, on s'y accroche pour connaître la fin?
Largo Winch est le type même de bande dessinée commerciale
grand public de bonne qualité (Van Hamme connaît son
métier) qu'on lit sans déplaisir, comme on regarde un
téléfilm pour se délasser. On passe un bon moment.
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![[Khaemouaset ou la loi de Maät]](images/khaemouaset-ou-la-loi-de-maat.jpeg) |
Sur les terres d'Horus - Khaemouaset ou la loi de Maät
22/05/2002
Ayant adoré « Mémoire de Sable, » je ne pouvais que me
jeter sur cet album. Le travail documentaire est énorme
et le souci du détail poussé jusqu'à la maniaquerie, on a
vraiment l'impression de partager la vie d'Égyptiens de
l'époque, ils ne sont pas figés ou artificiels comme c'est
le cas de nombreuses histoires. Évidemment, le dessin
d'Isabelle Déthan (à l'aquarelle) est toujours aussi
superbe. En outre, la psychologie des personnages est
toujours aussi présente, on y croit. Décidément, j'adore
Isabelle Déthan et tous ses albums.
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![[Comptine d'Halloween]](images/comptine-d-halloween.jpeg) |
Comptine d'Halloween
15/05/2002
En manque de polar noir, je me suis offert « Comptine
d'Halloween. » Et je ne suis pas déçu, on se croirait dans
un de ces thrillers qui fleurent bon la petite bourgade
américaine et les vengeances qui se mangent froides.
Comme au ciné, les flics comptent les morts et la frèle
héroïne terrorisée et martyrisée enquête. C'est efficace
et haletant, le dessin est plutôt conventionnel mais avec
le renfort de couleurs glauques (malheureusement,
certainement crées avec le support de l'ordinateur), il
sert bien l'ambiance poisseuse (vous avez vu shinning ?).
Côté scénario, on a vu plus original (on se doute dès le
début du meurtrier), mais les personnages sont attachants
et c'est globalement bien ficelé. À conseiller aux
cinéphiles (d'ailleurs, les références au cinéma
fantastique ou policier sont nombreuses).
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![[L'expédition]](images/l-expedition.jpeg) |
Bételgeuse - L'Expédition
15/05/2002
Bételgeuse est une série de science fiction assez
décallée par rapport à ce qui se fait dans le monde de
la BD: pas d'aliens, pas de fin du monde, pas de guerre
intersidérale, juste des hommes et des femmes qui
tentent de survivre sur une planète relativement
accueillante et les luttes qu'il peut y avoir entre eux.
Les dialogues tout comme le dessin et les expressions
des personnages sont hyper réalistes, ce qui les rend
d'autant plus proches de nous (encore que certains
dialogues fassent un peu adolescents). Et chapeau pour
le travail de reconstitution de l'univers, la faune et
la flore sont originales, on à l'impression que Léo est
vraiment allé sur Bételgeuse. En tout cas, cet album
est un des meilleurs de la série, on apprend beaucoup de
choses sur l'intrigue et le scénario est très
prenant.
|
![[La caste des Métas-barons]](images/othon-le-trisaieul.jpeg) |
La caste des Métas-barons - Othon le Trisaïeul
29/04/2002
Tiens donc, encore un Jodorowsky ! Mais cette série
manquait à ma collection. Jodorowsky a toujours une
imagination aussi fertile et un univers aussi baroque,
mais je n'arrive pas à avaler le personnage et la fierté
du « plus grand guerrier de l'univers plus fort que
tout, » que je n'arrive pas non plus à apprécier chez
Herbert. La comparaison n'est pas fortuite, la deuxième
moitié de l'album fait penser à Dune avec le saccage d'une
planète désertique peuplée de guerriers fanatiques par
l'empire et ses sbires. Ceci passé, reste un album au
dessin magnifique (Gimenez !) bien mené.
|
![[Rouge De Chine]](images/la-ville-dragon.jpeg) |
Rouge de Chine (volumes 1 à 4)
29/04/2002
Rouge de Chine, c'est l'histoire d'un Européen du XIXè
siècle qui débarque en Chine et qui s'y ennuie, qui ignore
son père et la révolte grandissante des chinois face aux
Européens. C'est aussi une belle histoire d'amour, un
dessin appliqué, des personnages très attachants et un
scénario implacable. J'avais lu cette BD il y a de
nombreuses années et je l'avais adorée (et attendez, les
trois tomes suivants sont très bien aussi !), c'est
toujours le cas.
|
![[L'ange bossu]](images/l-ange-bossu.jpeg) |
Mégalex - L'ange bossu
25/04/2002
Personellement, j'avais beaucoup aimé le premier tome
de Mégalex. On y retrouvait toute la folie de
Jodorowsky et son univers technoïde décallé et
déshumanisé. Cet album est encore meilleur. Là où le
précédent traitait de Mégalex, la ville géométrique, cet
album traite de la vie des rebelles, ludites et partisants
de la nature. Le dessin, toujours entièrement
informatisé, est superbe, il est juste dommage que
certaines cases soient dessinées par la 3d vectorielle et
non pas par une palette graphique et 'toshop. J'adore les
personnages, tous torturés et leur psychologie qui est
très profonde. Un grand scénario et un très grand
dessin.
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![[Marc ou le réveil du lion]](images/marc-ou-le-reveil-du-lion.jpeg) |
Le troisième testament (volumes 1 à 3)
15/04/2002
J'ai acheté ces BD pour deux raisons: d'abord, le
scénariste est Xavier Dorison, l'auteur de l'excellent
Sanctuaire et aussi de Prophet.
Ensuite, les couvertures sont magnifiques (sans conteste,
parmis les plus belles des BD que je possède). Pour
résumer, on a affaire à un Indiana Jones médiéval sous
fond d'intrigues politiques et religieuses et
d'inquisition. Au final, c'est plaisant à lire mais pas
très original (on a l'impression d'avoir vu ces scènes 15
fois au cinéma). Le troisième testament est vraiment de
la BD grand spectacle, avec ses méchants très méchants,
ses vieux baroudeurs qui ont tout vu (Marbourg est au
final un personnage exaspérant), avec ses filles
siliconnées, ses scènes d'actions exagérées ... mais aussi
avec ses magnifiques paysages. On sent vraiment qu'Alice,
le dessinateur, s'en est donné à coeur joie.
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![[Fils de Flingue]](images/fils-de-flingue.jpeg) |
Juan Solo - volumes 1 à 3
10/04/2002
Une chose qui m'a frappé dès l'ouverture de cette BD,
le dessinateur n'est autre que Bess et le scénariste
Jodorowsky ... c'est à dire les deux compères du Lama
Blanc. Autant dire que les couleurs sont tout aussi
particulières que dans le Lama Blanc. Mais le scénario
est noir, très noir, un peu trop même. Les personnages
sont âpres (un peu trop même) et Juan Solo n'est pas
particulièrement le genre de personne qui fait dans la
dentelle, il faut dire que c'est plutôt rare une bande
dessinée qui relate l'histoire d'un authentique salopard.
Au final, un peu trop sombre et un scénario un peu trop
gratuit à mon goût, mais je lirai cependant le tome quatre
avec plaisir.
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![[USS Nebraska]](images/uss-nebraska.jpeg) |
Sanctuaire - USS Nebraska
09/04/2002
J'avais déjà lu cette BD lors de sa sortie, mais
j'avoue ne pas être déçu par sa relecture. Décidément,
une des meilleures BD de ma bibliothèque. Il y a à la
fois un peu d'Abyss et un peu de Lovecraft dans
cette BD. Certes, les personnages ne sont pas vraiment
originaux, mais leur psychologie est profondément
travaillée et on s'y attache assez vite. Le dessin pourra
rebuter certains par sa rugosité, mais les couleurs sont
superbes (les effets de lumière sont superbes et l'auteur
ne cache pas sa préférence pour le bleu et le vert). Et
au final, l'ambiance est à couper au couteau, cette BD est
un vrai bon thriller sous-marin, un huis-clos comme on les
aime.
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![[Libre à jamais]](images/libre-a-jamais.jpeg) |
Libre à jamais
05/04/2002
La « suite » du précédent. En fait de suite, c'est
l'histoire d'un des personnage (Marigay) pendant la fin
du cycle précédent, là où on l'avait laissée pour se
concentrer sur William Mandella, l'autre personnage
principal. Déception, l'histoire reproduit pratiquement
exactement les deux derniers tomes du cycle précédent et
finit un peu en queue de poisson (en fait, il annonce
une suite qui aurait très bien pu être initiée à partir
du cycle précédent). Le dessin a vraiment évolué depuis
la fin du cycle précédent pour devenir plus organique
mais avec un trait moins précis, les personnages sont
pratiquement méconnaissables sur la première moitié de
l'album.
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![[Libre à jamais]](images/la-guerre-eternelle.jpeg) |
La guerre éternelle (volumes 1 à 3)
03/04/2002
Quel choc ! J'ai lu les trois tomes (en édition
intégrale) de ce cycle un soir d'une traite. Ce cycle est
en fait l'adaptation d'un roman de science fiction basé
sur l'expérience de l'auteur au Vietnam et ça se voit.
Les personnages et leurs relations sont d'une profondeur
assez complexe. Il y a quelque chose d'attendrissant à
voir ces personnages se débattre dans un monde qu'ils ne
connaissent pas et qui jouent un jeu sans savoir où ils
iront ni pourquoi ils y jouent. Le cycle dure plus de
mille ans et pourtant, on a l'impression que les
personnages se défendent en vivant dans l'immédiateté
... peut-être est-ce lié ? Quant au dessin, assez rugueux
au début, il s'affine au fur et a mesure de la série
jusqu'à devenir fluide. Cet album a beau laisser un goût
amer dans la bouche, il est passionnant et se lit d'une
traite.
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![[Le lama blanc]](images/le-lama-blanc.jpeg) |
Le lama blanc - La quatrième voix
02/04/2002
Je trouve cette série plutôt étonnante. À première
vue, on pourrait s'attendre à une simple apologie de la
« sagesse tibétaine, » mais les personnages sont nettement
plus complexes et torturés (il suffit de constater la
lente plongée dans la folie de la mère de Gabriel). Le
dessin de Bess est toujours aussi splendide et les
couleurs sont toujours aussi étranges, tantôt jaunes,
ocres, mauves, marrons, bleues, jamais naturelle. J'aime
vraiment beaucoup cet univers.
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